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Les grandes origines du thé
Si la Chine est historiquement le plus ancien pays exportateur de thé au monde, on considère aujourd'hui que le théier pousse dans plus de 30 pays, du Japon à l'Amérique du Sud en passant par l'Afrique.
Pour autant, les grands pays du thé se comptent sur les doigts d'une main :
La Chine bien entendu, productrice de thés verts (dans les provinces de Anhui, Zhejiang et Guangxi) et des thés noirs dont certains sont considérés comme de très grands crus. Ainsi les thés de la province du Yunnan (le très Grand Seigneur de la Chine), mais aussi les Keemun, les Chingwoo ou les Szechwan. N’oublions pas les thés fumés de Chine (en particulier le fameux Lapsang Souchong) et les thés parfumés traditionnels (le thé au jasmin, à la rose, au chrysanthème…).
L'Inde, qui détient à ce jour le premier rang mondial en termes de production. Là-bas, les plantations datent du XIXe siècle et sont principalement concentrées sur les plateaux du Sud-Ouest (Nilgiri et Travancore) et dans le Nord du pays, aux portes de l’Himalaya (les Assam et bien entendu les fameux Grands Jardins de Darjeeling).
Ceylan (Sri Lanka) où le théier pousse à des altitudes allant du niveau de la mer jusqu’à 2500 mètres. Les thés de Ceylan représentent près de 50% des thés noirs consommés en France. Parmi les Grands Jardins de Ceylan, citons Saint James (pour ses remarquables Fannings), UVA Highlands, Kenilworth ou Pettiagalla…
Formose (Taïwan) dont le nom est connu dans le monde entier grâce à sa production d’Oolong, un thé semi-fermenté à la liqueur légèrement rousse et à l’arôme fruité. Édith Piaf, qui l’avait découvert grâce à Dammann Frères, ne pouvait plus boire d’autres thés et en consommait près d’un kilo par mois.
Le Japon, qui ne produit que du thé vert, dont les plus célèbres sont sans conteste le Sencha (feuilles naturelles de thé), le Genmaïcha (mélange de thé vert, de riz torréfié et de maïs soufflé) et le Matcha (poudre réalisée à partir de feuilles séchées de thé et utilisée pour la cérémonie du thé).
Le Kenya qui s'est lancé tardivement dans l'exploitation commerciale du thé. Introduit dans le pays en 1903, la culture du thé a vraiment pris son envol dans les années 60'. Et si la qualité des thés du Kenya rivalise avec les plus grands, on peut regretter qu’il ne reste là-bas qu’une seule plantation respectant la “méthode orthodoxe” pour la fabrication du thé (méthode traditionnelle permettant d’obtenir les meilleures qualités). Tout le reste de la production du Kenya fait en effet appel à la “Méthode CTC” utilisée en particulier pour obtenir des thés à petites feuilles, idéaux pour la consommation en sachet.


