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- L'expertise
L'art de la dégustation
Avant même l'infusion, le thé s'appréhende, se jauge, se juge d'abord avec l'oeil. Ensuite, tous les sens doivent être en éveil...
Le savoir-faire d’un blender, c'est aussi une mémoire organoleptique, la finesse du palais, la culture… tout a son importance.

Jacques & Didier
Jumeau-Lafond
De nombreux points sont essentiels : l’aspect, la robe, le parfum, le goût…
Le thé non infusé est d’abord jugé à l’œil : la couleur des feuilles, leur taille, leur beauté et leur qualité. Autant d’éléments qui ont leur importance.
Ensuite, on l’infuse et là encore, l’œil à “son mot à dire”. Il juge la couleur, l’éclat, la densité, l’aspect plus ou moins trouble… Certains thés sont beaux lorsqu’ils présentent une couleur orange alors que d’autres sont plus jaunes ou plus ambrés.

Enfin vient la dégustation : rondeur, force, astringence, arômes… Il faut savoir reconnaître la cueillette d’une saison tardive ou précoce, un fumage raté d’un fumage naturel ou artificiel, un roulage plus ou moins réalisé dans les règles de l’Art.
Pour départager les lots, plusieurs dégustations successives peuvent s’avérer nécessaires, avant la sélection sévère des thés.
Tout comme l’œnologue a son idiome, le blender a son langage dont voici quelques termes.


