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28/04/2021

Comme un Roman-Photo / Maison Louis Drucker

C’est avec le concours de Lia Rochas-Pàris, artiste pluridisciplinaire et, à la manière d’un roman-photo, que nous vous proposons de découvrir la genèse du coffret « Parfums de Saison » trait d’union entre deux maisons françaises aux savoir-faire uniques et qui partagent la même passion pour nos bistrots et nos restaurants !

Suivez "Comme un Roman-Photo" avec DAMMANN Frères

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Lia Rochas-Pàris : La maison Drucker a vu le jour au 19ème siècle. Pouvez-vous nous en dire quelques mots ?

Bruno Dubois : La maison Louis Drucker a été fondée en 1885, c’était l'une des nombreuses affaires qui fabriquait des meubles en rotin. Il faut savoir que c'était une tendance phénoménale à partir des années 1860 : Il y avait entre deux cent et trois cent fabricants français au 19e.

Incroyable ! Comment a surgi cet emballement pour le rotin ?

Bruno Dubois : C'était une manière de réaliser des meubles moins chers. Drucker est le dernier fabricant survivant de cette époque. Son savoir-faire s’est transmis de génération en génération. Si la maison a survécu, c'est sans doute grâce à la créativité de Louis Drucker.

Les meubles en rotin étaient destinés aux particuliers aussi ?

 Bruno Dubois : Surtout aux particuliers à l'époque ! Les meubles étaient vendus à la Samaritaine et au Bon Marché. Il n'y avait pas autant de bistrots qu'aujourd'hui. Avec le temps, le rotin a quitté la maison. En revanche, le rotin est resté emblématique des bistrots pour la simple raison que nous n'avons pas trouvé de produits de substitution. Chez nous, tout est fabriqué à la main. Le rotin nécessite une méthode artisanale complexe. Il s’agit d’un savoir-faire unique et laborieux.

Les chaises doivent être robustes, légères pour les rentrer tous les soirs et pouvoir s'empiler facilement.

Le mobilier en rotin que l'on retrouve dans les bistrots est devenu un emblème de la vie parisienne. Chaque café, restaurant à son identité grâce au mobilier en rotin avec une palette de couleurs et de cannages !

Bruno Dubois : Complètement. On peut réaliser des tissages de toutes les couleurs qui permettent d'identifier les lieux. Il y a le dessin, la façon de tisser et le choix des couleurs qui constituent la particularité de chaque mobilier comme une marque de fabrique du lieu.

Par exemple, on fournit depuis toujours le café de Flore dont les couleurs sont vert sapin et bordeaux avec un tissage très spécifique. D'autres institutions, comme Angelina, font équiper leurs lieux avec les mêmes modèles que la maison mère.

Finalement, le mobilier Drucker participe activement à l’identité propre à chaque lieu.

Bruno Dubois : Tout à fait. Les franchises se développent de plus en plus, les groupes deviennent internationaux depuis une dizaine d'années et nous participons à ces organisations à travers leurs images de marque qui se matérialisent en grande partie à travers le mobilier en rotin.

En reprenant la Maison Louis Drucker, vous avez réveillé "une belle endormie" !

Bruno Dubois : Lorsque l'on a décidé de reprendre la maison Drucker il y a tout juste 15 ans, il n'en restait pas grand-chose. Pourtant, je voyais tout le potentiel de l'entreprise : c'était un symbole fort des terrasses de bistrots parisiens.

L'image de Paris est un vecteur fort de communication tant dans la mode que dans la décoration.

Paris a toujours été source de fantasmes et d'admiration vue de l'étranger. Particulièrement grâce aux terrasses de cafés...

Bruno Dubois : Le pari, c'est le cas de le dire, était de s'appuyer sur cette image parisienne, de la diffuser dans le monde. C'était un pari gagnant ! On distribue notre mobilier dans une cinquantaine de pays.

Et aujourd'hui, les particuliers s'y intéressent aussi à nouveau ?

Bruno Dubois : Absolument. Même si ce sont principalement les entreprises : bistrots et hôtels. Avec le miracle de l'internet, nous voyons arriver de plus en plus de commandes de particuliers de tous les coins du monde. Nous proposons du « sur-mesure » : de la forme du meuble en passant par le choix des couleurs et du type de cannage. Des particuliers vont s’emparer du mobilier Drucker pour des terrasses, vérandas ou encore pour leur cuisine.

 Alors que tous les bistrots sont fermés, vous offrez la possibilité de transposer le bistrot parisien chez soi !

… Pensez-vous que la pandémie a joué un rôle sur l'attrait des particuliers pour le rotin ?

Bruno Dubois : Peut-être en effet. Il semble aussi que la tendance du rotin revienne à la mode. Le rotin permet d'intégrer des couleurs, d'égayer les intérieurs. On le voit surtout aux Etats-Unis, les clients vont acheter dix chaises, deux fauteuils, une table qu'ils vont intégrer dans leur grande cuisine comme un coin bistrot parisien.

Vous travaillez étroitement avec des designers, décorateurs et architectes d’intérieurs ?

Bruno Dubois : Oui, nous travaillons avec tous les professionnels de la décoration, c'est la clef de l'image parisienne. Comme India Mahdavi, Gilles & Boissier, Christian Liaigre, Jean-Michel Wilmotte, Philippe Starck et bien d’autres. Notre objectif est de collaborer avec des professionnels qui veulent associer le mobilier à leur marque.

Vous avez repris la Maison Louis Drucker, il y a environ 15 ans. Aujourd’hui, vous travaillez en famille comme aux origines de la maison !

Bruno Dubois : Nous avons ressorti de l'oubli des entreprises endormies. Ça demande de la passion et beaucoup de patience. Les évolutions sont lentes, c'est un acte de foi. Au départ, quand j'ai repris l'affaire, j’étais seul. Aujourd'hui, je suis heureux que mon fils Diego soit devenu la cheville ouvrière de la maison Drucker.

Sa sœur jumelle commence à nous aider, l'affaire commence vraiment à reprendre une tournure familiale.

On a confiance en cette entreprise et en chaque personne qui y participe.

À travers cette entreprise vous préservez un savoir-faire ?

Bruno Dubois : On l'a ressuscité, l'affaire était en état de liquidation. Quand j'ai repris l'affaire, j'ai vu tout le potentiel, tout ce qu'on pouvait faire et j'ai su instantanément qu'on pourrait lui redonner le lustre qu'aurait dû être le sien depuis ses débuts.

Avec DAMMANN FRÈRES, vous avez collaboré sur un autre objet que le mobilier. L’identité de la Maison Louis Drucker s'est invitée sur les boîtes de thé DAMMANN FRÈRES ?

Bruno Dubois : La Maison DAMMANN FRERES nous a invité sur cette collaboration dont nous avons trouvé l'idée excellente. Helena, l’une de nos commerciales, a étudié étroitement le projet avec l’équipe de la Maison DAMMANN FRERES, afin de faire dialoguer nos univers.

On est arrivé à un certain nombre de décors. Et plutôt que de finir sur une chaise, les décors se sont imprimés sur de magnifiques coffrets de thé. On peut boire notre thé DAMMANN FRERES assis confortablement sur du mobilier Drucker !

Sur les boîtes en collaboration avec DAMMANN FRÈRES, on reconnaît le cannage Louis Drucker. Cette technique est tout un art.

Bruno Dubois : Tout à fait. Le cannage est aussi minutieux que la broderie. Ça demande la même implication, c'est un travail répétitif. Nos artisans sont pris au jeu du plaisir de faire, une mécanique à laquelle ils sont associés. Le rythme que demande ce travail est complètement créatif. L'artisanat est le résultat d'un long travail, d'une patience sans borne et d'un savoir-faire unique.

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